La thérapie sportive des enfants cancéreux ouvre une antenne broyarde

Sans se déplacer jusqu’au Centre sport et santé del’UNILà Dorigny, les enfants pourront s’initier au projet PASTEC Santé «Notre plus grand succès reste le moment où un enfant qui fréquente notre programme ne vient plus car il a réussi à intégrer un club ou une société de danse.» Responsable du programme PASTEC (Promotion de l’activité sportive thérapeutique pour l’enfant atteint de cancer), Sonia Matthey se réjouit de pouvoir prochainement ouvrir la première antenne romande du projet, dans la Broyé. Pour les trois prochaines années, deux Lions Club régionaux ont choisi d’affecter les fonds de leur fondue de soutien à cette démarche, organisée avec l’ARFEC (Association romande des familles d’enfants atteints d’un cancer). Quelques heures après la présentation officielle du projet, plus de 280 convives ont apporté, vendredi, leur soutien à un projet qui a prouvé son utilité depuis sa phase d’étude, lancée en 2015 de concert entre le CHUV et le Centre sport et santé de l’Université de Lausanne, à Dorigny. PASTEC propose des séances de sport adaptées pour les enfants atteints dans leur santé.

«Dans la Broyé, on peut imaginer que cela pourrait concerner une bonne vingtaine d’enfants», souligne Sylviane Pfistner, responsable du soutien aux familles à l’ARFEC. Ce serait notamment le cas de Gaëlle Solioz, de Portalban (FR), dont la fille Naïa a souffert d’un médulloblastome, une tumeur à la tête. Désormais en rémission, la fillette profite des séances PASTEC organisées un samedi sur deux, selon le calendrier scolaire. «Ce programme permet à ces enfants souvent affaiblis de se sentir intégrés, plutôt que de devoir attendre sur un banc. Les séances tiennent compte des valeurs sanguines de ma fille, transmises par le corps médical», présente la maman, qui parle d’un beau cadeau au sujet de l’ouverture prochaine (dès février) de cette antenne régionale.

Slacldine, agrès, danse africaine, escalade, basket, beach-volley, kinball ou arts martiaux font partie des sports adaptés à la santé des enfants. Malheureusement, si PASTEC réunissait une bonne vingtaine de participants à ses débuts, ce nombre a baissé ces derniers mois. «Principalement à cause des distances, regrette Sonia Matthey. Pour les parents, il n’est pas toujours évident de faire trois heures de route pour une grosse heure de sport de leur enfant, surtout s’ils ont encore d’autres enfants à charge.» L’idée est donc désormais de faire essaimer le programme en Suisse romande, pour autant que le financement soit possible.

La Broyé fera office de pionnière. Sébastien Galliker.